Axe 3 : Espaces marginalisés et nouvelles attractivités
Responsable : F. Chignier-Riboulon

L’inscription d’une marginalisation d’un espace renvoie à une mise au-dehors des dynamiques sociales, économiques, voire culturelles et politiques. De fait, les espaces marginalisés appartiennent à tous types d’espaces, du rural isolé aux quartiers en difficulté des grandes villes. Par ailleurs, les espaces marginalisés ne correspondent pas à une échelle donnée ; des dynamiques locales se pérennisent au sein d’espaces déprimés, alors que, inversement, des espaces ne participent pas à l’essor de leur environnement, etc. La marginalisation spatiale n’est pas sans conséquences en termes de perceptions et de représentations d’une possible réintégration au sein d’une dynamique globale. Cette exclusion conduit, au fil du temps, à intégrer une différence, voire un sentiment d’infériorité ou (et) une impossibilité à faire. Pour le dire autrement, l’exclusion subie génère de la marginalité, une mise à l’écart intégrée comme un fait, progressivement normalisée en tant que réalité sociale et spatiale. Elle conduit parfois à des formes de fatalisme, et même, dans certains cas, à du malthusianisme social. Or, ce processus n’est pas toujours une évidence amenant à une gestion durable de la fragilité. Les sentiments d’identité collective, de territorialisation de l’espace…, sont aussi une force pouvant conduire à une problématique collective, à un projet (construit) commun. Cela suppose une conjonction d’éléments (une aptitude à l’innovation sociale des acteurs, un contexte porteur, une possibilité de portage durable, un « savoir se faire entendre », une singularité de l’action…) et une synergie pour en assurer la pérennité à travers une dynamique collective et multiforme.

Les recherches se déclinent autour de 4 thèmes :

  • 1 - Le rôle des activités de tourisme et de loisirs dans l’attractivité des espaces marginalisés
  • 2 - La périurbanisation dans les espaces de faible densité
  • 3 - Les effets socio-spatiaux des transports et des mobilités sur l’attractivité des territoires marginalisés
  • 4 - Nouvelle attractivité des territoires et stratégies endogènes