Thèses en cours

Le CERAMAC accueille et encadre une vingtaine de doctorants qui explorent des thématiques de recherche en lien avec les orientations scientifiques du laboratoire.

Abderrezek Kaouther

Migrations, territorialités, dynamiques interculturelles. L’exemple de la minorité mozabite en Algérie et en France

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Arfaoui Mohammed Rafik

Pilotage national versus coproduction territoriale de l’accueil des demandeurs d’asile dans les territoires non-métropolitains

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Badan Xavier

Coordination d’acteurs et changement des systèmes d’élevage dans des territoires à fortes contraintes environnementales et paysagères

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Barreyre Virginie

Quelles participations des activités physiques et sportives au développement ou redéveloppement de territoires de la moyenne montagne française

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Bonnard Laurent

Territoires immobiles et territoires innovants, l’hyper-ruralité à l’épreuve du pouvoir

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Cui Can

Yi Wu, une ville attractive et intégrative, le cas des Mauritaniens

Résumé

Yi Wu est une ville située au centre de la province de Zhejiang. Entourée par des chaînes de montagnes, elle est éloignée des grandes villes et des ports côtiers : elle est en effet à 260 kilomètres de Shanghai et à 160 kilomètres des côtes. Dans ces conditions, Yi Wu ne bénéficie pas de la meilleure localisation. De plus, administrativement, elle n’occupe pas non plus une place importante. La Chine comprend aujourd’hui 34 villes provinciales, 333 villes municipales et 2 862 villes de district. Yi Wu est l’une de ces dernières. Or, d’une région relativement marginalisée, sans tradition industrielle ni soutien externe, elle est devenue « le plus grand marché du monde pour les petits articles ». Sa métamorphose est désormais reconnue, même par les Nations Unies, la Banque Mondiale et Morgan Stanley en 2005. Etant « ‘une ville sans mur », souvent citée par ses citoyens avec fierté, Yi Wu a une population locale moins importante que celle constituée par les migrants, chinois et étrangers. Des commerçants de plus de 100 pays s’y sont installés et les marchandises sont vendues dans 215 pays du monde (Ma Enyu, 2012). Ce flux d’immigrés est notamment dû au succès des premiers arrivés, qui encouragent leurs compatriotes à suivre le même chemin et facilitent leur intégration.

Au sein de cette population étrangère, une forte majorité est venue du continent africain. En se promenant dans les rues du centre-ville, on aperçoit des Africains un peu partout et, dans certains endroits, ils ont même formé leur propre quartier. Souvent patrons de jeunes actifs chinois, ils travaillent généralement dans le domaine de l’export et du transport. La réussite économique internationale de Yi Wu n’aurait jamais vu le jour sans la contribution de cette population africaine.

Pour rendre cohérente cette recherche sur un processus d’intégration, un des enjeux est de définir un groupe bien établi. On a ainsi choisi la population mauritanienne comme exemple. Les Mauritaniens ont créé une association qui regroupe leurs compatriotes, dirigée par un « président » élu. Cette association organise régulièrement des activités pour la communauté et rend service aux nouveaux arrivés, pour faciliter leur insertion locale. Bien qu’elle ne soit pas reconnue officiellement par le gouvernement, elle fonctionne comme un organisme indispensable.

A partir d’une approche pluridisciplinaire, on s’attachera, dans un premier temps, à bien comprendre les logiques de développement de la ville. Dans un deuxième temps, on visera à comprendre les forces de cette croissance : sa rapidité, son orientation vers le marché de gros et sa reconnaissance économique à l’échelle mondiale. Puis, on s’interrogera sur l’arrivée des immigrants étrangers dans cette « petite ville », car la croissance, l’attractivité et l’immigration se conjuguent. Au final, pour mieux traiter le sujet de l’intégration, il nous faudra préciser notre approche de la population mauritanienne.

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Elqadmi Najat

Le tourisme rural, un instrument d’aide à la lutte contre la pauvreté. Cas des oasis de la province de Guelmin

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El Sayed Ahmad Elisar

Oliviers et maîtrise de l’urbanisation. Etude comparée Languedoc, Grèce, Liban

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Guicheteau Marie

Les rapports éleveurs / nature : impacts et rôle des politiques de développement

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Guitton Mathieu

Les bocages bourbonnais : dynamique paysagère et changement social

Résumé

Le Bourbonnais dispose d’une exceptionnelle variété de paysages, parmi lesquels le bocage, avec ses prairies encloses, ses fermes dispersées et ses châteaux. L’ensemble constitue à la fois un véritable patrimoine et une richesse souvent méconnue par les touristes attirés plus au sud, par les volcans des monts d’Auvergne. Chaque année, des pans entiers de ce bocage disparaissent et cette « ressource spécifique » n’est guère affichée par les promoteurs du développement local et du tourisme.

Comment le bocage bourbonnais évolue-t-il depuis un demi-siècle ? Comment expliquer les éventuelles transformations du paysage emblématique de l’Allier ?

La photo-interprétation et la cartographie diachronique sont à la base de notre approche des mutations de l’utilisation du sol sur le dernier demi-siècle. La cartographie des réseaux de haies sur des secteurs témoins dispersés sur l’ensemble du département est réalisée dans un Système d’Information Géographique (SIG). L’utilisation des photographies aériennes est complétée par celle des données cadastrales. Ces dernières, en les intégrant dans le SIG, permettent de déterminer les facteurs humains expliquant les mutations relevées par la cartographie des maillages du bocage tels que les caractéristiques du foncier, du propriétaire et de l’exploitant. Des enquêtes de terrain complémentaires montrent à la fois les multiples représentations des acteurs locaux et les difficultés de la gestion territoriale. A partir de ces différents outils, nous essayons d’acquérir les clés d’analyse des processus de transformation du paysage, qui permettent d’associer aux projets d’aménagement des préoccupations plus qualitatives et de valoriser durablement des spécificités culturelles, écologiques et économiques de territoires.

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Hafidi Mohamed

Développement de la démocratie participative en Algérie et transférabilité des pratiques européennes, adaptation à la politique des villes nouvelles

Résumé

La démocratie participative constitue la trame de fond de ce travail de recherche. Dans une perspective de renouvellement de la démocratie locale en Algérie, il s’agit de comprendre le contexte politico-économique et les principaux axes de la politique d’aménagement du territoire en Algérie ainsi que ses répercutions sur le cadre de vie de la population, cette thèse s’inscrit en effet plus largement dans la réflexion sur la politique visant à promouvoir une transition vers un processus de gouvernance plus démocratique des villes. Il s’agit de s’interroger sur le développement de la démocratie participative en Algérie et son adaptation aux orientations d’aménagement territoriales actuelles du pays, et précisément la politique des villes nouvelles, qui est adoptée depuis les années 1990 et leurs enjeux politiques et sociaux.
Mon étude est focalisée sur la ville nouvelle d’Ali Mendjeli, située à 20 kilomètres au sud de la ville de Constantine, qui souffre de problèmes socio-économiques et de gouvernance (démocratie locale), dans la perspective de lancer une démarche participative pour répondre à ces questions ainsi qu’aux attentes de la population qui ne sont guère pris en considération dans la prise de décision.
L’étude de la ville nouvelle d’Ali Mendjeli constituera un fil conducteur pour une généralisation du processus et des théories d’adaptation de la démocratie participative aux autres villes nouvelles en Algérie qui découlent de la même politique et qui souffrent des même problèmes d’une manière générale.
Ce travail de recherche s’appuiera sur des investigations empiriques portant sur des politiques participatives urbaines dans des contextes européens, afin de caractériser des trajectoires et d’analyser leurs convergences/divergences avec le contexte algérien, et de tirer des enseignements de ces expériences de participation citoyenne.
Ce sujet a constamment occupé mes pensées car cette thèse va me permettre de superposer les données scientifiques acquises durant mon cursus universitaire, dont la démarche participative en Master recherche TAM, et une réalité que j’ai vécu et étudié.
Approfondir cette question ne peut que répondre aux attentes des habitants de toute une ville et contribuer à leur donner un cadre de vie meilleur.
Cette recherche se situe à mi-chemin entre les objectifs d’une thèse académique et une immersion dans un contexte qui fait l’objet d’une assiette de projets urbains et architecturaux où je vais exercer mon métier d’architecte, aménageur.

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Kadum Samera

Réseaux ferroviaires, aménagement de l’espace et développement économique en Irak

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Leroy Anthony

Le paysage dans la gestion durable des territoires à forte valeur patrimoniale

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Mallet Isabelle

Autoroute et essor touristique, l’exemple du Massif central

Résumé

Cette thèse se propose d’étudier les relations entre le développement autoroutier et l’essor touristique dans le Massif central. Les autoroutes, d’un premier abord, sont perçues comme un outil de désenclavement et un moyen de favoriser le développement économique. En réalité, le développement économique du réseau autoroutier a également d’autres incidences et l’essor touristique n’en est pas l’un des moindres. L’autoroute favorise-t-elle le développement touristique ? Sous quelles formes ? Jusqu’où peut aller l’influence autoroutière dans ce domaine ? Voici quelques-unes des questions que l’on peut se poser.

A l’image de l’autoroute A75, souhaitée comme véritable axe d’écoulement du trafic nord-sud et comme moteur stimulant de l’économie locale, les autoroutes A20 et A89 sont également, au moins en partie, des axes de promotion de l’économie du Massif central. L’objectif est de comprendre les corrélations entre le développement du réseau et l’essor touristique.

On sait que les autoroutes favorisent les inégalités territoriales et la sélection des territoires. La question est de savoir si la dynamique autoroutière renforce les inégalités existantes en matière de développement touristique ou bien les réduit, dans une logique d’aménagement du territoire.

Le développement autoroutier prend aujourd’hui de multiples formes qu’il convient de considérer. L’autoroute peut devenir elle-même un objet touristique. Elle favorise le tourisme « classique », ainsi que, par exemple, la « résidentialité » (résidences secondaires ou temporaires…). Les incidences démographiques, économiques et relationnelles sont évidentes dans ce cas et méritent d’êtres abordées.

Enfin, le développement touristique (hébergement, valorisation de sites touristiques, politiques de promotion…) met également en jeu les pouvoirs publics, dans le cadre de politiques, récentes, qu’il convient d’analyser (« les perles vertes » de l’A75, « les villagesétapes »de l’A20, itinéraires de découverte, signalétique…).

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Marcillon David

Cartes et mondes d’architectes - Un Atlas. Architecture et cartographie : de la métropolis à l’invention de « géo-récits »

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Mayawa Vunda

La valorisation des ressources par les communautés rurales des forêts d’Afrique centrale. Des exemples de développement à partir de l’activité apicole. Le cas de l’Angola (Cabinda), du Cameroun, du Congo et du Gabon

Résumé

Les forêts d’Afrique centrale, cadre de notre projet de recherche, couvrent une superficie d’environ 241 millions d’hectares, dont plus de la moitié dans le bassin du Congo et constituent la deuxième plus grande couverture forestière dense du monde après l’Amazonie. Elles s’étendent sur sept pays, le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République démocratique du Congo, dont les trois premiers cités seront inclus dans notre territoire d’étude, étendu aux marges nord de l’Angola, plus précisément à la province de Cabinda.

Cette immense région de forêts d’Afrique regorge d’une multitude d’essences avec un important couvert végétal qui constitue un réservoir de Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL). L’exploitation et la vente de ces produits, dont le miel, fournissent des revenus non négligeables aux habitants, en particulier aux populations rurales et urbaines, les plus vulnérables, car 65 millions de personnes vivent à l’intérieur ou à proximité de ces forêts qui jouent un rôle pluriel : source d’énergies, d’alimentation, de médicaments, de services…

Le miel, produit de l’apiculture, présente beaucoup de spécificités par rapport aux autres produits de la forêt et peut être un levier de taille pour le développement économique, social, culturel et durable des communautés forestières d’Afrique centrale et de l’Afrique en générale. C’est une ressource importante pour le développement territorial, d’autant plus qu’il ne nécessite pas d’investissements exorbitants pour être valorisée.

Partant de l’aspect pluridisciplinaire qui caractérise l’apiculture sur le plan du développement territorial, on s’attachera à comprendre, grâce à l’approche comparative dans les territoires de recherches, l’amélioration des techniques apicoles au détriment de la cueillette, mais aussi de la durabilité des ressources forestières par rapport à l’activité. Quel est l’impact de l’apiculture dans la lutte contre la pauvreté au sein des communautés rurales, et son incidence sur les économies nationales ?

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Najm Faiz

La valorisation du patrimoine dans les villes de l’est de la Lybie : une vue de développement touristique

Résumé

L’est de la Libye est une région qui se situe entre la Méditerranée et la montagne verte. Cette position fait d’elle un espace merveilleux et attractif pour les touristes et les visiteurs. L’est de la Libye héberge de nombreux sites, vestiges et traces qui témoignent du passage de plusieurs civilisations et cultures (grecque, romaine, arabe et byzantine). Cette richesse et cette diversité offrent une opportunité aux touristes, aux visiteurs de découvrir un patrimoine matériel et immatériel qui résume une longue histoire et une belle création. Un autre atout renforce cette direction et ce grand site, il s’agit du potentiel naturel. Cette potentialité touristique évidente ne peut qu’interpeler le chercheur.

Cet héritage naturel et humain, matériel et immatériel ouvre les portes pour un développement touristique qui intègre le patrimoine dans sa stratégie.

- Le contexte de la recherche

Mon parcours en Libye en tant qu’étudiant, puis comme professeur de géographie touristique m’a permis une proximité avec la problématique du patrimoine et des sites touristiques. Je suis natif de la région sujet de ma thèse, ce qui favorise une bonne connaissance de la région et ses atouts ainsi qu’une proximité avec la population, les responsables et les visiteurs.

La région, d’après mon expérience professionnelle et notamment d’encadrement de plusieurs enquêtes faites par des étudiants, ajouté à un travail au sein d’une association qui œuvre sur le patrimoine, offre plusieurs potentiels touristiques et de précieux sites dont un fait partie du patrimoine mondial selon l’UNESCO.

Les débats, les colloques et les études que j’ai pu lire parlent d’un gâchis quand ils font le rapport entre les atouts culturels, touristiques et patrimoniaux et la réalité du secteur touristique en Lybie .

Malgré l’existence des potentiels touristiques attractifs naturels, culturels et humains, les activités touristique demeurent limités.
L’absence de lois et de législations qui protègent le patrimoine contre l’oubli et les vols
Les risques que court le patrimoine libyen ont été confirmés par l’UNESCO lors d’un atelier qui a été organisé au musée de Tripoli les 27/28 avril 2013 pour l’interdiction du commerce illégal des œuvres culturelles et patrimoniales.

Certes, certains archéologues (français ou autres) ont travaillé sur le patrimoine libyen depuis les années cinquante, en particulier à Soussa – Apollonia à l’Est et Leptis Magna à l’Ouest et toutes les études ont confirmé la richesse et la diversité culturelle et patrimoniale, mais il y a encore un travail à faire pour mettre en évidence ce patrimoine et le valoriser.

Il se trouve que des pays voisins ou plus lointains ont pu valoriser leurs patrimoines et en faire un levier pour le développement touristique comme le Maroc ou la Tunisie.

Pour conclure, je dirai que les villes de la région de l’est de la Libye renferment des potentiels touristiques géographiques et humains ainsi qu’un patrimoine riche et précieux. Ceux-ci représentent de grands atouts pour un développement durable pour la Libye en général et la région en particulier.

- Problématique de l’étude

Une telle richesse, et une telle diversité, comme précitées, présupposent un patrimoine bien valorisé et un secteur touristique fleurissant, alors que la réalité est bien différente. Un tel décalage entre les moyens et les réalisations nous questionne sur les causes de ce paradoxe et les perspectives d’un développement touristique qui explorerait le patrimoine à des fins de développement touristique. Toutefois, le valoriser suppose une politique claire et efficace loin de toutes « folklorisassions » qui risquent de le métamorphoser.

- Objectifs de l’étude

  • Mise en évidence du patrimoine des villes de l’est libyen.
  • Démonstration de l’importance du patrimoine dans le développement touristique.
  • Détermination du rôle du tourisme dans la valorisation du patrimoine.
  • Présentation d’une vue du développement touristique qui intègre le patrimoine et d’autres atouts touristiques et culturels.

- Hypothèses de l’étude

  • Il y a suffisamment de sites touristiques et patrimoniaux à l’est de la Libye pour jouer le rôle de locomotive d’un secteur touristique attractif.
  • Le tourisme est un facteur qui contribue à la valorisation du patrimoine.
  • Le patrimoine est un facteur attractif qui sert le développement touristique.
  • Les atouts touristiques actuels et la non valorisation du patrimoine des villes de l’est de la Libye liés aux politiques gouvernementales rendent la possibilité d’instaurer un secteur touristique rentable et vecteur de développement.

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Tian Jing

La gentrification, une nouvelle forme de colonisation – Le cas de Wuhan (Chine)