Thèses en cours

Le CERAMAC accueille et encadre une vingtaine de doctorants qui explorent des thématiques de recherche en lien avec les orientations scientifiques du laboratoire.

Arfaoui Mohammed Rafik

Pilotage national versus coproduction territoriale de l’accueil des demandeurs d’asile dans les territoires non-métropolitains

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Barassin Isabelle

Implication des collectivités locales dans le développement de l’attractivité des territoires ruraux pour les vétérinaires. Un exemple : l’Yonne

Résumé

Depuis la seconde guerre mondiale, l’exploitation agricole est devenue une véritable entreprise soucieuse de sa rentabilité et le vétérinaire se doit de lutter contre les maladies multifactorielles qui affectent les coûts de production. Afin de l’aider, le SINTEL (Suivi INTégré d’Elevage bovin Laitier) propose une démarche d’analyse basée sur l’utilisation d’un questionnaire. La première étape du travail a consisté à élaborer, d’après des références bibliographiques, un questionnaire contenant les éléments nécessaires à la compréhension de l’élevage étudié. Ce premier questionnaire a ensuite été testé sur vingt élevages afin d’apprécier le choix des critères utilisés. Pour cela, deux étudiants vétérinaires ont effectué les vingt visites d’élevage et leurs conclusions ont été confrontées à l’opinion des vétérinaires suivant régulièrement ces élevages. Suite aux critiques effectuées, un deuxième questionnaire a été élaboré. Cependant celui-ci ne constitue pas une fin en soit. Il est maintenant nécessaire qu’un plus grand nombre de praticiens l’utilise afin d’affiner la méthode d’analyse proposée. SINTEL est un logiciel de suivi vétérinaire d’élevage bovin laitier. Il repose sur une approche globale de l’élevage et a pour objectif d’améliorer le statut sanitaire, d’augmenter la productivité et la rentabilité des élevages. Il aide le vétérinaire et l’éleveur à prendre des décisions stratégiques annuelles, afin de corriger les points faibles mis en évidence dans l’élevage, et des décisions tactiques, lors de visites vétérinaires régulières, afin de corriger rapidement toute erreur de technique d’élevage allant à 1’encontre des objectifs annuels fixés. SINTEL peut être considéré comme une aide à la décision. Un ensemble de paramètres permet d’obtenir une vision synthétique de l’élevage et de mesurer l’évolution des performances de production et de reproduction, du statut sanitaire et des résultats économiques entre deux visites sanitaires. Le programme est conçu sous la forme de menus déroulants et fonctionne sur tous les ordinateurs compatibles IBM. SINTEL permet de développer le rôle de conseiller en élevage du vétérinaire.

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Barreyre Virginie

Quelles participations des activités physiques et sportives au développement ou redéveloppement de territoires de la moyenne montagne française

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Bonnard Laurent

Territoires immobiles et territoires innovants, l’hyper-ruralité à l’épreuve du pouvoir

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Cui Can

Yi Wu, une ville attractive et intégrative, le cas des Mauritaniens

Résumé

Yi Wu est une ville située au centre de la province de Zhejiang. Entourée par des chaînes de montagnes, elle est éloignée des grandes villes et des ports côtiers : elle est en effet à 260 kilomètres de Shanghai et à 160 kilomètres des côtes. Dans ces conditions, Yi Wu ne bénéficie pas de la meilleure localisation. De plus, administrativement, elle n’occupe pas non plus une place importante. La Chine comprend aujourd’hui 34 villes provinciales, 333 villes municipales et 2 862 villes de district. Yi Wu est l’une de ces dernières. Or, d’une région relativement marginalisée, sans tradition industrielle ni soutien externe, elle est devenue « le plus grand marché du monde pour les petits articles ». Sa métamorphose est désormais reconnue, même par les Nations Unies, la Banque Mondiale et Morgan Stanley en 2005. Etant « ‘une ville sans mur », souvent citée par ses citoyens avec fierté, Yi Wu a une population locale moins importante que celle constituée par les migrants, chinois et étrangers. Des commerçants de plus de 100 pays s’y sont installés et les marchandises sont vendues dans 215 pays du monde (Ma Enyu, 2012). Ce flux d’immigrés est notamment dû au succès des premiers arrivés, qui encouragent leurs compatriotes à suivre le même chemin et facilitent leur intégration.

Au sein de cette population étrangère, une forte majorité est venue du continent africain. En se promenant dans les rues du centre-ville, on aperçoit des Africains un peu partout et, dans certains endroits, ils ont même formé leur propre quartier. Souvent patrons de jeunes actifs chinois, ils travaillent généralement dans le domaine de l’export et du transport. La réussite économique internationale de Yi Wu n’aurait jamais vu le jour sans la contribution de cette population africaine.

Pour rendre cohérente cette recherche sur un processus d’intégration, un des enjeux est de définir un groupe bien établi. On a ainsi choisi la population mauritanienne comme exemple. Les Mauritaniens ont créé une association qui regroupe leurs compatriotes, dirigée par un « président » élu. Cette association organise régulièrement des activités pour la communauté et rend service aux nouveaux arrivés, pour faciliter leur insertion locale. Bien qu’elle ne soit pas reconnue officiellement par le gouvernement, elle fonctionne comme un organisme indispensable.

A partir d’une approche pluridisciplinaire, on s’attachera, dans un premier temps, à bien comprendre les logiques de développement de la ville. Dans un deuxième temps, on visera à comprendre les forces de cette croissance : sa rapidité, son orientation vers le marché de gros et sa reconnaissance économique à l’échelle mondiale. Puis, on s’interrogera sur l’arrivée des immigrants étrangers dans cette « petite ville », car la croissance, l’attractivité et l’immigration se conjuguent. Au final, pour mieux traiter le sujet de l’intégration, il nous faudra préciser notre approche de la population mauritanienne.

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Elqadmi Najat

Le tourisme rural, un instrument d’aide à la lutte contre la pauvreté. Cas des oasis de la province de Guelmin

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El Sayed Ahmad Elisar

Oliviers et maîtrise de l’urbanisation. Etude comparée Languedoc, Grèce, Liban

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Escuriet Meddy

Comprendre les représentations mentales de l’espace des personnes en situation de handicap : vers une évaluation des dispositifs d’accompagnement mis en place par l’association LADAPT

Résumé

Mon projet de thèse a pour vocation d’étudier les représentations mentales de l’espace des personnes en situation de handicap accompagnées dans leur insertion sociale et professionnelle par l’association LADAPT (Association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées). Aborder la question du handicap sous un angle original (par l’intermédiaire des représentations mentales de l’espace) aux confins de la géographie et de la psychologie sociale, nous conduira à nous intéresser aux questions relatives à l’appropriation de l’espace, à l’intégration sociale et à l’accompagnement des personnes en situation de handicap. L’étude des représentations mentales de l’espace des personnes en situation de handicap permettra de nous interroger sur leur capabilité, sur ce que le philosophe Amartya Sen définit comme étant la « possibilité effective qu’un individu a de choisir diverses combinaisons ou fonctionnement » (Sen, 2008) ainsi que sur leurs pratiques spatiales.

L’analyse à l’échelle de l’individu de la diversité et de la complexité des représentations mentales de l’espace pourrait permettre de comprendre précisément la manière dont ce type de public, peu enquêté en géographie, s’approprie et ressent l’espace. Il s’agira de caractériser le rôle joué par les situations de handicap, quelles qu’elles soient, par la politique de LADAPT, mais également par les pratiques, les méthodes et les objectifs fixés par les professionnels de l’association (animateurs, médecins, ergothérapeutes, kinésithérapeutes, psychomotriciens…) dans le processus de construction des représentations mentales de l’espace.

En m’intéressant plus particulièrement à l’évolution de la capabilité, des pratiques spatiales et donc, par conséquent, des représentations mentales de l’espace des personnes accompagnées par LADAPT, un des objectifs de mon projet sera de mener un travail d’évaluation des actions et des dispositifs d’accompagnement mis en place par l’association.

De par son objet d’étude mais également de par la mobilisation active du concept des représentations mentales de l’espace, pour évaluer, tester et réorienter les dispositifs d’accompagnement des personnes en situation de handicap mis en place par LADAPT, mon projet est particulièrement innovant. En s’intégrant dans le courant des disability studies (l’étude des situations de handicap en sciences humaines et sociales), mon travail de recherche contribuera à élargir la connaissance de l’influence des situations de handicap sur le rapport à l’espace et à ouvrir de nouvelles perspectives de recherche en géographie du handicap.

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Guicheteau Marie

Les rapports éleveurs / nature : impacts et rôle des politiques de développement

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Kadum Samera

Réseaux ferroviaires, aménagement de l’espace et développement économique en Irak

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Hamzaoui Ismahan

L’inscription de l’œuvre de Le Corbusier à l’Unesco au prisme d’une approche territoriale. Labellisation internationale et mécanismes d’interactions locales

Résumé

L’entrée de l’œuvre architecturale de le Corbusier au patrimoine mondial de l’Unesco en 2016 vient couronner une démarche d’inscription en série de dix-sept biens où les responsables politiques de certains territoires, au sein desquels se trouve un monument de Le Corbusier, ont décidé de se fédérer afin de faire reconnaître l’intérêt patrimonial de cette architecture sur la scène internationale. En effet, ces territoires cherchent à faire émerger leur singularité par le biais d’un patrimoine contemporain lié à un architecte emblématique. L’attractivité et le développement territorial étaient au cœur de cette démarche car l’obtention du label Unesco marque le territoire et lui permet de se démarquer. Le projet de candidature est ainsi devenu un élément de la construction territoriale et le patrimoine Le Corbusier occupe une place grandissante dans le projet urbain et territorial des collectivités concernées.

Cette labellisation renvoie à une articulation de différentes échelles ; l’échelle internationale est celle de la démarche d’inscription, de la définition du plan d’action global de la série et la reconnaissance mondiale. L’échelle locale (territoriale) est celle où s’exprime le mode de gouvernance adopté dans l’élaboration et la mise en œuvre du plan de gestion. C’est bien l’articulation de ces enjeux locaux avec la dimension internationale de cette construction patrimoniale inédite qu’il s’agit d’éclairer.

Cette articulation revêt un caractère dynamique, car le lancement du projet de candidature a entraîné une dynamique à l’échelle territoriale marquée par la mobilisation des acteurs. Cependant, cette dynamique fut distincte selon les territoires. En outre, l’inscription en 2016 sur la liste prestigieuse a exercé – et exerce encore – une influence particulière, multiforme mais aussi inégale sur chacun des territoires. Nous nous interrogeons sur les raisons et les facteurs de ces dynamiques contrastées qui se manifestent à l’échelle territoriale et sur les variables qui interviennent dans les interactions entre la labellisation de l’œuvre de Le Corbusier et le territoire.

L’objectif de cette recherche est de mettre en évidence la dimension territoriale de la construction patrimoniale et, inversement, le rôle de cette dernière dans une dynamique territoriale. Ce travail vise à identifier les conditions d’interaction entre ce patrimoine et le territoire concerné. Pour cela, nous nous appuierons sur un cadre d’analyse systémique pour analyser les dynamiques suscitées par la construction patrimoniale et la démarche de labellisation au sein d’un territoire et sur une réflexion transversale qui traite la patrimonialisation au prisme d’une approche territoriale selon laquelle le territoire est considéré comme un système structuré autour de trois dimensions : organisationnelle, idéelle et matérielle.

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Leroy Anthony

Le paysage dans la gestion durable des territoires à forte valeur patrimoniale

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Mallet Isabelle

Autoroute et essor touristique, l’exemple du Massif central

Résumé

Cette thèse se propose d’étudier les relations entre le développement autoroutier et l’essor touristique dans le Massif central. Les autoroutes, d’un premier abord, sont perçues comme un outil de désenclavement et un moyen de favoriser le développement économique. En réalité, le développement économique du réseau autoroutier a également d’autres incidences et l’essor touristique n’en est pas l’un des moindres. L’autoroute favorise-t-elle le développement touristique ? Sous quelles formes ? Jusqu’où peut aller l’influence autoroutière dans ce domaine ? Voici quelques-unes des questions que l’on peut se poser.

A l’image de l’autoroute A75, souhaitée comme véritable axe d’écoulement du trafic nord-sud et comme moteur stimulant de l’économie locale, les autoroutes A20 et A89 sont également, au moins en partie, des axes de promotion de l’économie du Massif central. L’objectif est de comprendre les corrélations entre le développement du réseau et l’essor touristique.

On sait que les autoroutes favorisent les inégalités territoriales et la sélection des territoires. La question est de savoir si la dynamique autoroutière renforce les inégalités existantes en matière de développement touristique ou bien les réduit, dans une logique d’aménagement du territoire.

Le développement autoroutier prend aujourd’hui de multiples formes qu’il convient de considérer. L’autoroute peut devenir elle-même un objet touristique. Elle favorise le tourisme « classique », ainsi que, par exemple, la « résidentialité » (résidences secondaires ou temporaires…). Les incidences démographiques, économiques et relationnelles sont évidentes dans ce cas et méritent d’êtres abordées.

Enfin, le développement touristique (hébergement, valorisation de sites touristiques, politiques de promotion…) met également en jeu les pouvoirs publics, dans le cadre de politiques, récentes, qu’il convient d’analyser (« les perles vertes » de l’A75, « les villagesétapes »de l’A20, itinéraires de découverte, signalétique…).

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Manaj Besmira

Gouvernance territoriale et développement local durable dans les pays des Balkans

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Marcillon David

Cartes et mondes d’architectes - Un Atlas. Architecture et cartographie : de la métropolis à l’invention de « géo-récits »

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Mayawa Vunda

La valorisation des ressources par les communautés rurales des forêts d’Afrique centrale. Des exemples de développement à partir de l’activité apicole. Le cas de l’Angola (Cabinda), du Cameroun, du Congo et du Gabon

Résumé

Les forêts d’Afrique centrale, cadre de notre projet de recherche, couvrent une superficie d’environ 241 millions d’hectares, dont plus de la moitié dans le bassin du Congo et constituent la deuxième plus grande couverture forestière dense du monde après l’Amazonie. Elles s’étendent sur sept pays, le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République démocratique du Congo, dont les trois premiers cités seront inclus dans notre territoire d’étude, étendu aux marges nord de l’Angola, plus précisément à la province de Cabinda.

Cette immense région de forêts d’Afrique regorge d’une multitude d’essences avec un important couvert végétal qui constitue un réservoir de Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL). L’exploitation et la vente de ces produits, dont le miel, fournissent des revenus non négligeables aux habitants, en particulier aux populations rurales et urbaines, les plus vulnérables, car 65 millions de personnes vivent à l’intérieur ou à proximité de ces forêts qui jouent un rôle pluriel : source d’énergies, d’alimentation, de médicaments, de services…

Le miel, produit de l’apiculture, présente beaucoup de spécificités par rapport aux autres produits de la forêt et peut être un levier de taille pour le développement économique, social, culturel et durable des communautés forestières d’Afrique centrale et de l’Afrique en générale. C’est une ressource importante pour le développement territorial, d’autant plus qu’il ne nécessite pas d’investissements exorbitants pour être valorisée.

Partant de l’aspect pluridisciplinaire qui caractérise l’apiculture sur le plan du développement territorial, on s’attachera à comprendre, grâce à l’approche comparative dans les territoires de recherches, l’amélioration des techniques apicoles au détriment de la cueillette, mais aussi de la durabilité des ressources forestières par rapport à l’activité. Quel est l’impact de l’apiculture dans la lutte contre la pauvreté au sein des communautés rurales, et son incidence sur les économies nationales ?

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Najm Faiz

La valorisation du patrimoine dans les villes de l’est de la Lybie : une vue de développement touristique

Résumé

L’est de la Libye est une région qui se situe entre la Méditerranée et la montagne verte. Cette position fait d’elle un espace merveilleux et attractif pour les touristes et les visiteurs. L’est de la Libye héberge de nombreux sites, vestiges et traces qui témoignent du passage de plusieurs civilisations et cultures (grecque, romaine, arabe et byzantine). Cette richesse et cette diversité offrent une opportunité aux touristes, aux visiteurs de découvrir un patrimoine matériel et immatériel qui résume une longue histoire et une belle création. Un autre atout renforce cette direction et ce grand site, il s’agit du potentiel naturel. Cette potentialité touristique évidente ne peut qu’interpeler le chercheur.

Cet héritage naturel et humain, matériel et immatériel ouvre les portes pour un développement touristique qui intègre le patrimoine dans sa stratégie.

- Le contexte de la recherche

Mon parcours en Libye en tant qu’étudiant, puis comme professeur de géographie touristique m’a permis une proximité avec la problématique du patrimoine et des sites touristiques. Je suis natif de la région sujet de ma thèse, ce qui favorise une bonne connaissance de la région et ses atouts ainsi qu’une proximité avec la population, les responsables et les visiteurs.

La région, d’après mon expérience professionnelle et notamment d’encadrement de plusieurs enquêtes faites par des étudiants, ajouté à un travail au sein d’une association qui œuvre sur le patrimoine, offre plusieurs potentiels touristiques et de précieux sites dont un fait partie du patrimoine mondial selon l’UNESCO.

Les débats, les colloques et les études que j’ai pu lire parlent d’un gâchis quand ils font le rapport entre les atouts culturels, touristiques et patrimoniaux et la réalité du secteur touristique en Lybie .

Malgré l’existence des potentiels touristiques attractifs naturels, culturels et humains, les activités touristique demeurent limités.
L’absence de lois et de législations qui protègent le patrimoine contre l’oubli et les vols
Les risques que court le patrimoine libyen ont été confirmés par l’UNESCO lors d’un atelier qui a été organisé au musée de Tripoli les 27/28 avril 2013 pour l’interdiction du commerce illégal des œuvres culturelles et patrimoniales.

Certes, certains archéologues (français ou autres) ont travaillé sur le patrimoine libyen depuis les années cinquante, en particulier à Soussa – Apollonia à l’Est et Leptis Magna à l’Ouest et toutes les études ont confirmé la richesse et la diversité culturelle et patrimoniale, mais il y a encore un travail à faire pour mettre en évidence ce patrimoine et le valoriser.

Il se trouve que des pays voisins ou plus lointains ont pu valoriser leurs patrimoines et en faire un levier pour le développement touristique comme le Maroc ou la Tunisie.

Pour conclure, je dirai que les villes de la région de l’est de la Libye renferment des potentiels touristiques géographiques et humains ainsi qu’un patrimoine riche et précieux. Ceux-ci représentent de grands atouts pour un développement durable pour la Libye en général et la région en particulier.

- Problématique de l’étude

Une telle richesse, et une telle diversité, comme précitées, présupposent un patrimoine bien valorisé et un secteur touristique fleurissant, alors que la réalité est bien différente. Un tel décalage entre les moyens et les réalisations nous questionne sur les causes de ce paradoxe et les perspectives d’un développement touristique qui explorerait le patrimoine à des fins de développement touristique. Toutefois, le valoriser suppose une politique claire et efficace loin de toutes « folklorisassions » qui risquent de le métamorphoser.

- Objectifs de l’étude

  • Mise en évidence du patrimoine des villes de l’est libyen.
  • Démonstration de l’importance du patrimoine dans le développement touristique.
  • Détermination du rôle du tourisme dans la valorisation du patrimoine.
  • Présentation d’une vue du développement touristique qui intègre le patrimoine et d’autres atouts touristiques et culturels.

- Hypothèses de l’étude

  • Il y a suffisamment de sites touristiques et patrimoniaux à l’est de la Libye pour jouer le rôle de locomotive d’un secteur touristique attractif.
  • Le tourisme est un facteur qui contribue à la valorisation du patrimoine.
  • Le patrimoine est un facteur attractif qui sert le développement touristique.
  • Les atouts touristiques actuels et la non valorisation du patrimoine des villes de l’est de la Libye liés aux politiques gouvernementales rendent la possibilité d’instaurer un secteur touristique rentable et vecteur de développement.

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Strecker Marie-Chloé

La participation citoyenne aux projets de transition énergétique en milieu rural

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Tian Jing

La gentrification, une nouvelle forme de colonisation – Le cas de Wuhan (Chine)