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Appel à communications

Appel à communications

Migration : réseaux d’acteurs et accueil de nouvelles populations

Session spéciale S17 du 53e colloque de l’Association de Science Régionale de Langue Française, Territoires et frontières : le développement à l’épreuve des régions frontalières. 7 au 9 juillet 2016 à Gatineau, Québec, Canada.

La session Migration : réseaux d’acteurs et accueil de nouvelles populations interrogera tant les politiques publiques que les initiatives locales et la mobilisation des réseaux d’acteurs pour l’accueil de nouvelles populations quelles que soient ses spécificités (jeunes, actifs, retraités, migrations économiques, d’agrément, réfugiés politiques, environnementaux…). L’enjeu démographique, souvent considéré prioritaire par les pouvoirs publics, donne lieu à des politiques d’accueil variables selon les échelles (nationales, régionales, locales) et les particularités territoriales (urbain, rural...). Cependant, les limites de l’action collective ne coïncident pas toujours avec celles des territoires institutionnels, des réseaux d’acteurs pouvant se constituer pour développer des initiatives hors des cadres politiques et administratifs établis, ce qui soulève la question de l’échelle de l’action et de la mobilisation : territoires fonctionnels vs institutionnels. La session se propose donc d’approfondir cette réflexion en sollicitant des communications illustrant la variété des formes d’intervention.

Les migrations, processus social de mobilité des hommes, ne constituent pas un phénomène nouveau ; cependant, elles sont devenues massives tout en répondant à une plus grande variété de facteurs (choix de vie, causes économiques ou politiques, raisons personnelles, professionnelles, touristiques) et en se produisant à plusieurs échelles territoriales. Les flux migratoires suivent aussi des directions variées : du Sud vers le Nord (migrations économiques à l’échelle mondiale), mais aussi du Nord vers le Sud (héliotropisme), de la périphérie vers le centre, du rural vers l’urbain (exode rural) mais aussi des villes vers les campagnes (migrations d’agrément), etc. Cette redistribution de population a notamment eu pour conséquence de voir certains espaces se dévitaliser, tandis que d’autres doivent gérer l’afflux de migrants.

Ceci conduit à s’interroger sur l’accueil des nouvelles populations, la place et les types de liens sociaux présents et développés pour favoriser l’intégration des migrants aux territoires de vie, sur la disposition des territoires à développer un accueil de qualité, qu’il s’agisse de politiques d’accueil institutionnalisées ou d’initiatives spontanées conduites par des acteurs locaux constitués en réseaux, et à innover pour répondre aux demandes de ces nouvelles populations, à la recherche d’équipements, de services, adaptés à leur situation. Ces derniers points renvoient à la capacité des territoires à développer des aménités pour attirer ou retenir de nouvelles populations. De fait, si les migrations professionnelles, économiques ou climatiques sont sans aucun doute une des causes de déplacements des populations, les personnes qui choisissent intentionnellement de migrer pour améliorer la qualité de leur lieu d’habitation seront particulièrement attentives à l’offre territoriale dans ses dimensions matérielles (emploi, services) comme immatérielles (lien social).

La dimension territoriale est naturellement au cœur de cette réflexion reflétant des dynamiques d’acteurs pour le moins complexes. En effet, les limites des territoires de l’action collective ne coïncident pas toujours avec celles des territoires institutionnels, des réseaux d’acteurs pouvant se constituer pour développer des initiatives (« par le bas ») en dehors des cadres politiques et administratifs établis, dans le cas par exemple d’un engagement insuffisant des décideurs. Se pose alors la question de l’échelle territoriale de l’action et de la mobilisation et son adéquation aux objectifs démographiques d’accueil de population. La session se propose donc d’approfondir la réflexion, d’une part sur les dynamiques sociales à l’œuvre pour favoriser l’intégration des migrants au territoire de vie, d’autre part sur les territoires fonctionnels et institutionnels saisis au prisme de ces réseaux d’acteurs territorialisés et leur mobilisation en faveur de l’accueil de nouvelles populations, à partir d’exemples qui permettront d’en illustrer, de manière comparative, la variété des formes, à diverses échelles et dans des contextes géographiques distincts.

Proposition de communication

  • Date limite pour l’envoi des propositions de communication : 5 mars 2016
  • Avis du comité scientifique : mi-avril 2016
  • Envoi du texte complet : 17 juin 2016

Modalités d’envoi

Les envois des propositions de communication s’effectueront directement en ligne par les participants (sur le site du colloque à http://www.asrdlf2016.com). Lors de la soumission de proposition de communication, les participants devront spécifier que leur texte s’inscrit dans le cadre de cette session.

Les propositions de communication doivent comprendre les éléments suivants :

  • Les coordonnées précises du ou des auteurs.
  • Le titre de la communication.
  • La référence à une ou deux thématiques ou sessions visée(s).
  • L’objectif de la communication, l’originalité du sujet, la méthode, les résultats obtenus clairement exposés et justifiés (un résumé d’environ 800 mots).
  • Cinq mots-clefs.
  • Une bibliographie précise et spécifique (15 références pertinentes au maximum).

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