Déme El hadj Bara

Déme El hadj Bara

Titre de la thèse : Gouvernance locale des pêcheries et dynamiques socioéconomiques et bioécologiques de la pêche artisanale sénégalaise.
Directeur :Daniel Ricard
Adresse mel : elhadjbara@gmail.com

Thématiques de recherche

  • Gouvernance locale au Sénégal
  • Pêche au Sénégal

Terrains de recherche

  • Littoral sénégalais

Expérience professionnelle

  • Janvier 2016 – en cours : Convention d’accueil à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD). Travail sur les problématiques de la thése : o Phase revue bibliographique sur la gouvernance des pêcheries o Rencontre et discussion avec les chercheurs et spécialistes du secteur de la pêche au Sénégal o Elaboration des entretiens et collectes des données sur le littoral sénégalais
  • Mars 2015 – Juillet 2015 : Stage au Projet Régional des Pêches en Afrique de l’Ouest (PRAO/SEN) o Elaboration de projet de développement pour les communautés pécheurs de la Petite Cote au Sénégal. o Application de la démarche participative avec les acteurs locaux de la pêche. o Système de gestion et de préservation des ressources halieutiques. o Promouvoir la gouvernance locale (cogestion) du secteur de la pêche. o Rédaction d’un mémoire de recherche Master 2 TAM sur les politiques de pêche : cas de la Petite cote du Sénégal.

Résumé de la thése

Au Sénégal, la gestion des ressources halieutiques a été pendant longtemps l’affaire exclusive des seules administrations publiques. Selon les chercheurs, gestionnaires et autres acteurs de la pêche, « la gestion des pêcheries initiée par les gouvernements a échoué parce que les pêcheurs se sont tous abstenus de participer au système directif de gestion du type Top-Down dans lequel les décisions leur sont imposées par l’administration centrale ». En effet, ce manque de procédures participatives et la non appropriation par les communautés de pêche des dynamiques font que ces dernières n’étaient pas disposées à faire face à toute perte de revenus découlant des mesures coercitives de réhabilitation/conservation des ressources halieutiques initiées par l’Etat. Ainsi face à cette situation, il est apparu nécessaire de mettre en place de nouvelles politiques qui permettraient de définir collectivement les modalités de gestion et qui favoriseraient l’émergence de conditions propices à une meilleure adhésion aux règles établies et l’émergence d’une conscience soutenable chez les acteurs locaux. C’est dans ce sens que les procédures participatives, notamment la cogestion, vont être mobilisées dans le secteur de la pêche afin de développer des politiques et mesures techniques conçues à la base avec les acteurs locaux et autres parties prenantes pour garantir une meilleure adhésion à leurs propres initiatives, mais aussi une cohérence des actions. Pour être en phase avec sa mission principale qui est d’impliquer tous les acteurs locaux, des institutions de cogestion vont être mises sur pied tout au long du littoral sénégalais : les Comités Locaux de Pêche Artisanale (CLPA).

Ainsi, après une dizaine d’années de fonctionnalité des institutions de cogestion (e.i. CLPA), cette recherche doctorale se propose comme objectif de faire, à travers différentes études de cas contrastées, un diagnostic situationnel des CLPA du littoral sénégalais, pour ensuite évaluer la contribution de ces institutions dans la dynamique socioéconomique et bioécologique des pêcheries artisanales sénégalaises.